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Cette belle rivière, pas du tout vilaine, se nomme la Vilaine, peut-être parce qu'elle traverse une grande ville, Rennes. Car chacun sait que les vilains habitent les villes et les paysans le pays réel, la campagne. Il est dit que les anciens Bretons l'appelaient "ar stêr velen", la rivière jaune, de velen, forme mutée de melen, la rivière étant une femme. En breton moderne, elle est nommée Gwilen. La Vilaine serpente sur près de deux cent vingt kilomètres, de sa source dans les collines de Juvigné, aux Marches de Bretagne, jusqu'à son embouchure en Atlantique, entre les communes de Muzillac et Pénestin.
On y voit passer des bateaux, des pêcheurs fréquentent ses berges souvent ombragées, parfois saluées par d'imposantes falaises, où le héron cendré rivalise de vocalises rauques avec la foulque macroule ou le cygne.
N'oublions pas non plus que, reliée au canal d'Ille-et-Rance, elle est une importante voie navigable, dont le sinueux tracé fait des trois-quarts de notre pays la Bretagne ... une île.